12 Avril 2012
Scott Joplin, !!!
j'aime.
"Afro-américain, un des plus fameux compositeurs de ragtime. En 1916, sa santé commence à se détériorer, car la syphilis dont il souffrait probablement depuis une vingtaine d'années déjà) a atteint la phase tertiaire au point de le rendre schizophrène. Il est hospitalisé mi-janvier 1917, puis transféré à New York, dans un hôpital psychiatrique où il meurt le 1er avril 1917 à l'âge de 49 ans."
A cette époque et aussi bien avant, la syphilis faisait de gros ravages. Mais encore bien après, car c'est avec la pénicilline que l'on a commencé à soigner cette maladie. Encore fallait-il la détecter ! Cette maladie sexuellement transmissible a affecté de nombreuses personnes, y compris des artistes bien connus aussi bien dans la peinture que dans la musique. Et à qui on a attribué, post mortem, des diagnostics de schizophrénie, bipolarité… sur des comptes-rendus d'observation directe de l'entourage médical ou non, d'époque, cela va de soi ! Pas d'imagerie médicale, de biologie médicale cette époque, comme plein d'outils disponibles moins récents.
Mes hallucinations ont correspondu en partie et partiellement à des souvenirs qui ont resurgi à la place de ce que je percevais. Pour le reste, c'est plus difficile à identifier.
Elles ont été de 2 catégories : visuelles et olfactives. Pas d'hallucinations auditives, par exemple. Je précise ça pour les neurologues, qui prétendent que les hallucinations visuelles, ça n'existe pas. Surtout un qui me l'a affirmé et a ajouté qu'il fallait accepter qu'on ne pouvait pas tout comprendre. Ben voyons, c'est à moi qu'il parlait vraiment ?
Une hallucination est une production complète du cerveau, j'imagine. Cela me laisse perplexe.
J'ai pu remarquer plusieurs types d'hallucinations visuelles :
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Une hallucination dont j'ai pris conscience très tardivement, environ 15 ans plus tard, peut-être plus. Oh lala, la claque ! - Un jour, Stéphanie (elle savait toujours tout…) me dit, alors que toute l'équipe au complet entrait dans le service, par le réfectoire, nécessairement. Regarde, c'est lui, le professeur Grivois ! Et moi, j'ai vu un petit monsieur en blouse blanche et à la tête grosse et ronde dégarnie, suivi par toute l'équipe à la queue leu leu. Je ne l'ai jamais revu pendant toute mon hospitalisation. J'ai pensé que c'était un monsieur perdu dans ses pensées et loin des patients. Un chef de service comme j'en avais rencontrés pendant mes études. Par exemple, dans le service de biochimie de l'hôpital Debrousse, ou le service voisin. C'est sûr et certain, ce n'était pas Colombel. Colombel, je n'aurais pas pu le confondre avec quelqu'un d'autre, c'était lui qui m'avait demandé de faire les manips pour établir les valeurs normales du kit pour mesurer les immunoglobulines chez le nourrisson en 1974, je crois. C'est bizarre, quand même, les hallucinations ! Donc, du coup, dans ce cas, absolument aucune ressemblance physique !
Ce souvenir (d'hallucination) serait resté comme ça si le Professeur Henri Grivois n'avait pas été interviewé à la télé, et que parallèlement, je ne me serais pas trouvée devant l'émission. Je ne regardais plus rien à la télé depuis longtemps, pas plus que je n'écoutais la radio…
Je n'ai pas su comment gérer cela. D'autant moins qu'à cette époque, j'avais déjà l'esprit très troublé.
Pour tout le reste, j'avais pu gérer et me rendre compte qu'il s'agissait d'une hallucination. Et cela me gênait d'autant plus que je m'étais par la même occasion méprise sur une personne, et que je le lui avais probablement dit. Quand je pense que je possède 4 de ses livres… et que je m'apprête à en acheter un autre, mon seul frein est que je veux la version numérique et que je ne suis pas sûre de moi pour la télécharger sur ma liseuse après l'avoir commandée. La honte ! Il va falloir que je me bouge, c'est pourtant pas très compliqué. Grosse fatigue de rhume et trachéite, les virus m'ont eue et j'ai dû suspendre le traitement pour l'apnée. Bref. Ce n'est pas la grande forme… |